jeudi 14 avril 2011

Comprendre la Françafrique de nos jours – Cas de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo


Wence François Adzimahé
Africain déçu
14.04.11 – Lomé.

Comprendre la Françafrique de nos jours – Cas de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo



Pourquoi quand on s’en va parler de Françafrique, tout le monde s’en va parler de la France et du mal perpétré par la politique de cette dernière, alors que le mot Françafrique contient quand même deux régions bien distinctes : France et Afrique. Pourquoi personne ne s’en va parler de l’Afrique et de l’eau qu’elle a elle-même apporté au moulin de sa déchéance. La France est celle qui est venue quémander une relation. L’Afrique est celle qui s’est offerte et s’est laissée prendre par tous les trous, sacrifiant son beau corps sur l’autel des espèces sonnantes et trébuchantes. Nous pouvons oublier jusqu’à nos noms, mais quand on s’en va juger les uns et les autres dans cette affaire françafricaine, il ne faut jamais oublier que nous avons été les criquets qui ont creusé nos propres tombes. La France est venue juste jeter du sable sur les cercueils.

Qu’est ce qu’un Tsunami ? 

Une succession de vagues de grandes amplitudes créées par l’onde de choc d’un séisme sous-marin. Le mot vient du japonais pour ce que ça vaut ; Quant au pays_ le Japon _ il en a été la fréquente victime, à tel point qu’il semble s’y être marié. Le dernier en date est à l’origine d’un risque de catastrophe nucléaire sans précédent. Il a déjà fait un nombre important de victimes et de déplacés qui ont jusqu’à ce jour besoin d’aide ; Un besoin exprimé de temps à autre, à travers des marches de protestation sous les yeux des caméras de reportage, pour demander au reste du monde de ne pas oublier les victimes de ce phénomène ô combien, naturel. Les japonais ont demandé à ne pas être oubliés ; Car pendant que ces derniers se battent contre la nature et font le décompte macabre de leurs morts, d’autres _ les libyens et les ivoiriens_ dans une toute autre région de la même planète s’entretuent autour d’un enjeu de pouvoir, et retiennent l’attention là aussi des caméras de télévision et autres médias de portée internationale.

Dans les différents cas de figure présentés par l’actualité mondiale, le journalisme a vite fait son choix. La balance a même penché vers la Côte d’Ivoire où le formidable concours de testostérone Gbagbo-Ouattara, saupoudré de situations aux multiples rebondissements ont passionné les éternels débats humains sur « qui des deux pissera plus loin et plus longtemps », sur « qui des deux restera sur le trône, après mort d’hommes ».

Point n’est besoin de refaire ici l’histoire de ces dernières semaines de violences et d’agitations de part et d’autres des sensibilités ivoiriennes qui ont conduit d’une part à l’arrestation de celui qui s’accrochait au pouvoir ; et de l’autre, ont amené celui qu’il faut légitimer à prendre de nouvelles responsabilités.
Ici, dans cet article, repose, ce que j’ai compris des enjeux de pouvoir et de puissance qui s’affrontent derrière les deux individus que tout oppose et divise, les deux hommes pour qui meurent tant d’hommes bon gré (leurs éléments armés), mal gré (les civils, victimes innocentes). 

L’objectif ici est bien évidemment de présenter et de préciser l’antagonisme Gbagbo-Ouattara, l’enjeu stratégique, le complot françafricain tant redouté par certains africains (ivoiriens ou non), suffisamment vomi par d’autres, brandissant dans les deux cas, l’étendard nationaliste pour in fine « bouter le blanc hors d’Afrique » afin que pour une fois l’africain soit heureux.

Dans la crise Ivoirienne, la France est l’homme à abattre, pour bien évidemment affaiblir Ouattara, suppôt de cette dernière, et soutenir « le roi qui a perdu sa couronne », Laurent Gbagbo, nationaliste avant-gardiste, opposant historique, celui qui veut rompre avec les vieilles habitudes de la maison africaine où il ne s’agit plus de faire ce que demande la France, mais de penser “Afrique par l’Afrique, pour l’Afrique”. Au demeurant, j’ai pour m’assurer de la véracité de cette thèse, fait appel à l’histoire. Nous en sommes évidemment les fils (“Les hommes sont les fils de l’histoire” disait un historien, et pas des moindres, Marc Bloch), que pouvait-elle par conséquent nous apporter comme lumière ?

Elle pourrait par exemple nous révéler la véritable identité des peuples occidentaux. Le Père Francis Houang évoquait à propos de ceux que nous appelons « les blancs » que : « Le secret de la puissance et de la richesse des occidentaux résidait en leur attitude Prométhéenne. Ils ont emprunté à l’Evolutionnisme, l’idée de la lutte comme moyen de Dominer, la nature et d’exploiter ses ressources ». Exploiter des ressources et des moyens comme « nous, les noirs » et le contenu des terres du continent noir ? Pourquoi pas ? Tout ce que nous vivons, le cortège d’évènement difficiles à assimiler aux individus lambda n’ayant jamais assumé une fonction politique, en d’autres termes nous-mêmes, comment comprendrions nous du coup ce qui arrive aujourd’hui en Afrique, et qui n’a cessé d’arriver depuis les prémisses de la colonisation en passant par traités de protectorat, et cadeaux offerts aux chefs de clans et de tributs, émerveillés par le savoir-faire Européen. C’est bien clair, ceux qui soutiennent aujourd’hui Alassane Dramane Ouattara, mènent une lutte acharnée pour asseoir hégémonies et dominations. Il leur faut dominer la terre (j’invoque ici le complot américano-sioniste), ils arborent une attitude prométhéenne, qui leur confère puissance de donner et de reprendre, ruse, roublardise, prévoyance, etc. C’est d’ailleurs dans l’espoir d’asseoir leur hégémonie sur les terres africaines néo-indépendantes qu’ils ont comme pour dire, monter les barbares contre les barbares, respectant ainsi ce vieux précepte chinois tiré de l’art de la guerre : « La meilleure manière d’écarter les invasions barbares, est de monter les barbares contre les barbares ». Ce dernier point est probablement celui qui me fixera définitivement sur le moment à partir duquel tout semble avoir tourné au vinaigre en Côte d’Ivoire. Car ce “Monter les barbares contre les barbares” semble avoir été le sport favori des puissances ex-coloniales aux lendemains des indépendances. Alors que « les soleils des indépendances » de Kourouma brillaient pour des peuples noirs qui semblaient ne pas y comprendre grand-chose, les occidentaux prométhéens ont habilement révolté les ethnies qui se sentaient suffisamment lésées, écartées de la part du gâteau national, contre les tenants du pouvoir qui affichaient de l’anti-impérialisme à tout bout de champ. 

Vous voulez des exemples ? 

Rwanda, Burundi : Les hutus et les tutsis, d’après certains ethnologues ne seraient même pas regroupés à l’origine en ethnies. Ils évoquent plutôt une classe de personnes nanties, riches propriétaires de terres et de bétails, qui furent les premiers instruits par la puissance coloniale Belge ; et une autre de prolétaires, ouvriers champêtres obligés de basse classe. Toujours d’après ces ethnologues, on pouvait passer d’une classe à une autre en faisant preuve d’une certaine ascension sociale et bien évidemment financière. Devenant trop prévenants et prévoyants, et effaçant peu à peu la domination belge de leurs pays, les tutsis, originellement nantis eurent la désagréable surprise de trouver sur leurs chemins des Hutus révoltés, savamment montés par la puissance coloniale, s’auto-proclamant des Laissés pour compte avec qui il fallait désormais compter ou combattre jusqu’à la mort. Les sentiments exacerbés, les haines hibernées, les rancœurs qui ont couvé ont chacun apporté du sable, de l’eau et du ciment pour consolider le mur de sang qui a été érigé à coup de meurtres génocidaires. 

Togo : Cela étonnerait certains ? Et pourtant, partant du fait que nous sommes suffisamment patriotes pour connaître suffisamment les personnages qui ont illustré notre histoire on va dire à mots couverts ce qu’on aurait pu exprimer comme précédemment à la rwandaise : Quelqu’un aurait demandé à ce que les soldats togolais servant sous le drapeau français rentrent dans leurs pays. A leur retour, ils ont soumissionné une offre de création d’une armée, le métier des armes étant le seul qu’ils connaissaient vraiment ; hélas les tenants du régime de l’époque leur aurait opposé un refus catégorique, on les aurait même traité de tous les mots, on leur aurait notamment dit qu’ils n’étaient doués que pour les travaux champêtres, tout cela amplifiant un sentiment de frustration déjà semé dans les cœurs d’une partie de la population, partie dite minoritaire par ces temps de nouveau départ de la nation togolaise. Dans une discussion avec le politologue et historien Atsoutsè Agbobli, (ces discussions qu’on n’oublie pas, parce qu’on n’a pas cette chance tous les jours), l’homme nous rappela comment un gouverneur français, un peu avant les indépendances avait envoyé un courrier à l’Elysée, expliquant que la France devait, pour asseoir son hégémonie au Togo, s’appuyer sur « les populations minoritaires du … (une certaine localité du Togo) ». Apparemment le conseil a été très bien suivi. Suivez mon regard. Ici encore, le sentiment de frustration a été savamment exploité et monté.

Côte d’Ivoire : C’est le point culminant de nos exemples, le meilleur que je garde pour la fin. Nous sommes dans les années 30 et déjà un certain Félix Houphouet Boigny, venait de prendre la tête d’un mouvement de contestation de l’accaparement des terres par les grands propriétaires coloniaux. En réponse, l’empire colonial français, sous la coupe des milieux d’affaires incitent le gouvernement français à intégrer à la colonie entre 1932 et 1947, les régions très peuplées du centre et du Sud de la Haute Volta (Actuel Burkina-Faso), dont les habitants sont recrutés pour le travail dans les plantations ivoiriennes et constituent plus tard le gros des contingents de tirailleurs sénégalais envoyés sur le front Européen durant les deux guerres mondiales. On explique que cette annexion d’une partie du territoire Burkinabè à celui de la Côte d’Ivoire fut déterminant dans les documents personnels et identitaires d’Alassane Ouattara, dont les parents étaient passés d’un pays à un autre, sans toutefois y voir une grande différence. Ce qui a fait passer Alassane Ouattara d’un Poste de Vice-Président Burkinabé de la BCEAO à un poste de Président Ivoirien de la même Banque Centrale. Une pirouette d’une nationalité à une autre que m’a fait remarquer une référence personnelle pour qui j’ai une estime sans fin, une référence qui lit souvent ce blog et qui bien évidemment se reconnaîtra. La question qui brûle les lèvres, c’est à partir de quand, on accusera encore ici le blanc d’avoir monté des noirs contre des noirs. Le montage aurait eu lieu probablement dans une période tournant autour de l’invention de l’ivoirité. Le concept frisant l’aberration, parce que servant à écarter quelqu’un qui ne s’est pas prévalu de la nationalité Ivoirienne, pour une erreur territoriale de l’empire colonial, un concept écartant l’homme qui avait réalisé le miracle économique Ivoirien des années 90. Les sentiments de frustrations auraient donc gagné le Nord de la Côte d’Ivoire comme l’ont rappelé les documents d’histoire. Je m’en vais copier-coller ici à titre informatif, une partie de l’article sur la Côte d’Ivoire d’une encyclopédie de référence, Microsoft Encarta :
« Le scrutin présidentiel d’octobre 1995 (premier scrutin post Période Houphouet Boigny) est ainsi marqué par des violences intercommunautaires touchant les immigrés. Ces dissensions opposent, notamment dans l’ouest du pays, les Bété aux Baoulé, dont fait partie le nouveau président Henri Konan Bédié, tandis que les musulmans du Nord et les Burkinabés immigrés de longue date et se considérant souvent comme Ivoiriens (l’ancienne Haute-Volta a été intégrée à la Côte d’Ivoire pendant l’époque coloniale) restent marqués par la marginalisation dans laquelle les institutions tentent de maintenir Alassane Ouattara, ancien Premier ministre, en raison de ses origines burkinabés. En 1998, le président Bédié fait adopter une révision constitutionnelle instituant le septennat renouvelable jusqu’à l’âge de soixante-quinze ans. La possibilité pour le chef de l’État de reporter l’élection présidentielle prévue pour l’an 2000 soulève les protestations d’une opposition divisée ».

Il apparaît donc, selon les détracteurs de la françafrique, que là encore la France en aurait profité brillamment pour monter, le Nord contre le Sud, durant les magistratures Bédié et Gbagbo.

De tous les exemples sus-énumérés il y a donc le point commun d’Africains, s’abandonnant aux divisions de toute sortes : sociales, ethniques, raciales, religieuses ; ouvrant donc si souvent une brèche au fond de la cale du bateau continental africain, pour laisser passer l’eau qui va contribuer à le couler. 

S’ABANDONNER A NOS DIVISIONS POUR SERVIR D’AUTRES INTERETS QUE CELUI DE L’AFRIQUE

Tel a été donc le leitmotiv inconscient, ou non, qui creuse le tombeau des espoirs du continent noir. Sinon, pourquoi nous peuples noirs n’avons jamais voulu faire fonctionner dans nos têtes ces phrases bêtes et faciles que l’on retrouve dans les contes pour enfant : L’union fait la force, les brins de l’amitié ne cassent jamais, etc.

Nous avons dit union ? Quand des humains se mettent ensemble pour obtenir un résultat bénéfique à toute leur communauté, ils mettent de côté leurs différences, et construisent leurs approches de solution. Les africains visiblement, se divisent d’abord, et construisent chacun des approches bientôt salis de qualificatifs peu flatteurs : Détournements financiers, guerres civiles, famines, etc. Peut-être est-ce un élément inscrit génétiquement en nous comme tend à le montrer cette assertion tirée de l’article, The Hopeless Continent du journal The Economist de Londres : « Les plus grands maux de l’Afrique, tout en provenant de ses dirigeants actuels, ont leur origine dans la société et l’histoire africaine ». 

Sinon, comment comprendre qu’en cinquante ans de souverainetés respectives acquises chacune avec son lot de sacrifices en vies humaines, on puisse cultiver la bassesse de s’entretuer, pour des questions qui ne se posent même plus sous d’autres cieux, des questions d’ivoirité, alors que la France que nous accusons d’en profiter a su concilier depuis fort longtemps, les normands, les picards, et autres alsaciens qui arrivent à rire de leurs différences jusque sur les chaînes de télévision. C’est « la question à 100 Dollars » qu’il convient de se poser sur notre peuple noir connu pour avoir vendu ses propres fils contre des espèces sonnantes et trébuchantes pendant quatre siècles à l’occident. Aujourd’hui il n’en est pas plus riche ! hélas ! 

Que cela nous affranchisse suffisamment. A chaque fois que nous avons présenté des signes profonds de division sur notre continent, la France et les autres puissances, en ont profité pour accroître le business. Et nous ne pouvons même pas leur jeter la première pierre. Leurs bonnes intentions à eux, c’est de penser aux caisses de leurs pays d’abord, pour leurs populations consommatrices qui créent des besoins quasi-permanents ; c’est de penser ensuite aux intérêts personnels de ceux qui tiennent leurs caisses. Non ! la première pierre c’est à nous-mêmes qu’il faut la jeter, pour qu’à chaque fois qu’il faut partager un gâteau national, fruit de nos efforts, que certains n’aillent pas cacher les fourchettes des autres, et garder le leur pour être les seuls à manger !

Mais encore, n’en déplaise à ceux qui ont toujours vu en moi un Pro-Ado, à partir de quel moment Laurent Gbagbo _ investi en 2000, dans un contexte de violents affrontements opposant ses partisans, chrétiens, à ceux, musulmans, de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, dont la candidature a été là encore invalidée par la Cour suprême _ a-t-il songé à réconcilier les ivoiriens ? A partir de quel moment a-t-il penser à instaurer « l’union fait la force » des contes pour enfant. Et comment s’y est-il pris, car même s’il a eu le mérite d’organiser un forum de réconciliation national en 2001 et de faire délivrer un certificat de nationalité à Ouattara en Janvier 2002, une pomme de discorde a tout de même mûri dans l’arbre de l’échiquier politique ivoirien et qui a fait boycotter les urnes des législatives par les partisans ADO. 

Le Tsunami ? disions nous ? C’est surtout une accumulation de vagues provenant d’un grand tirant d’eau créé par l’onde de choc d’un séisme sous-marin. C’est l’importance du tirant d’eau qui accumule les grandes vagues dont l’érection en véritable mur d’une quinzaine de mètres submerge les digues et envahissent les villes, qui créent ainsi le phénomène du Tsunami.

C’est probablement l’illustration facile à imaginer pour décrire la naissance de la rébellion ivoirienne. Même si inspirée pour certains par la France, il n’en demeure pas moins, qu’elle (la rébellion) a une fois de plus résulté de frustrations exacerbées au sein d’une partie de la population pour en faire un tsunami ! Et l’homme qui s’y est mal pris, est Laurent Gbagbo.

Au demeurant, l’homme aura préféré s’armer que de rechercher les solutions d’apaisement qui auraient pu sauver l’Afrique. Le cumul d’erreurs et de violences incalculables qui maculent en sang, ses années de gouvernance stériles en Côte d’Ivoire : Escadrons de la mort, assasinats ciblés de journalistes, charniers de Yopougon, Bombardement du lycée français de Bouaké tuant neuf soldats français. A partir de quel moment, l’opposant historique, ayant près de 30 ans d’expérience d’opposant dans son background a-t-il franchi toutes ces étapes de la violence, le poussant irrémédiablement vers la répudiation par la communauté africaine et internationale. 

Irrémédiablement, Laurent Gbagbo s’est un jour ou l’autre trompé et fait le jeu des éternels écarteurs de candidats des élections. Cela lui a visiblement explosé au nez aujourd’hui, et hypothéqué nombres de destins Ivoiriens.

Depuis près de trois jours, la situation s’est renversée en Côte d’Ivoire faisant passer du côté des rebelles, les pro-Gbagbo. ils sont aujourd’hui ceux qui sont rentrés dans l’illégalité, alors que les anciens rebelles, s’avancent vers une étiquette de forces loyalistes afin de faire jouir leur chef, Alassane Ouattara, de ses droits les plus régaliens. Un mouvement de vase communicant où deux entités changent de milieux. Il faut espérer, voire même prier pour que cet inter-déplacement ne s’assimile pas à celui des plaques tectoniques à l’intérieur des couches terrestres qui sont, nous le savons, à l’origine des séismes et des tsunamis. La Côte d’Ivoire est déjà assez mal en point, et quand elle s’enrhume, c’est toute la région Ouest-africaine qui éternue ; Même jusq’au Togo, la crise Ivoirienne est ressentie dans le panier de la ménagère.

L’occident prométhéen nous a regardé nous dépiécer dans le même sac où il nous place pour mieux observer notre division ; pendant ce temps son peuple se développe et en arrive aujourd’hui à toucher pour commander ; l’IPAD ; oui, vous avez bien lu, IPAD de Apple, le toucher pour commander. 

Un peuple se développe, il ne développe pas les autres peuples, clame le politicien et académicien français, Alain Peyrefitte

Aujourd’hui donc, le dépassement de nos différences est la chose pensante qu’il faut étendre à nos pères, à nos mères, à nos enfants, à nous-même. Le pardon, la meilleure chose à donner. Donner pour mieux recevoir. Au demeurant, soyons cartésiens ! Nous pensons donc nous sommes ; nous pensons que nous sommes différents, mais nous avons après tout ces mêmes bonnes intentions de faire quelque chose de bien pour notre postérité. Quand nos enfants voudront voir par quelle porte l’homme noir est rentré dans l’histoire, il ne faudra pas qu’on y lise les étiquettes : Guerre civile, divisions ethniques, gabegie, malversations financières, dictatures, assassinats politiques et autres maux que nous avons nous-même forgés. L’Afrique n’est pas l’enfer. En voulant le paver de bonnes intentions personnelles, nous avons déjà donné pour tous ces crimes.

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